Cinq start-up africaines à suivre en 2026

L’écosystème technologique africain ne se limite plus aux applications de paiement. Agriculture, mobilité, commerce et services financiers deviennent des terrains d’innovation majeurs. Voici cinq entreprises africaines dont le développement mérite une attention particulière en 2026.

1. Djamo – Côte d’Ivoire et Sénégal

Fondée à Abidjan, Djamo veut rendre les services financiers plus simples et plus accessibles en Afrique francophone. Compte courant, épargne, investissement, crédit, transferts et outils professionnels sont réunis dans une même application.

L’entreprise revendique plus de 1,5 million d’utilisateurs, plus de 10 000 entreprises clientes et plus de 4,5 milliards de dollars de transactions traitées depuis son lancement. Son expansion au Sénégal confirme sa volonté de construire une plateforme financière à l’échelle régionale. Site officiel de Djamo

2. Moniepoint – Nigeria

Moniepoint accompagne les commerçants, entrepreneurs et particuliers grâce à des solutions de paiement, de crédit, de gestion et de services bancaires numériques.

La fintech indique servir chaque mois 20 millions d’entreprises et de particuliers et traiter annuellement plus de 250 milliards de dollars de paiements numériques. Sa capacité à associer inclusion financière et outils de gestion destinés aux petites entreprises en fait un acteur majeur à suivre. Site officiel de Moniepoint

3. Farmerline – Ghana

Farmerline utilise la technologie pour améliorer les revenus et les conditions de travail des petits producteurs. Son offre associe données agricoles, formation, accès aux intrants, accompagnement de terrain et mise en relation commerciale.

Née en 2013 avec 800 agriculteurs au Ghana, l’entreprise développe désormais ses activités dans plusieurs pays, notamment en Côte d’Ivoire. Farmerline illustre la manière dont l’innovation numérique peut renforcer la productivité agricole, la sécurité alimentaire et la résilience climatique. Site officiel de Farmerline

4. Chari – Maroc

Chari développe des services numériques à destination des commerçants et du grand public. Son application réunit notamment compte et IBAN, carte Visa, transferts, encaissements, recharges téléphoniques et paiement de factures.

En simplifiant les opérations quotidiennes des petits commerces, la start-up contribue à la formalisation progressive d’une économie encore largement fondée sur les transactions informelles. Son évolution sera particulièrement intéressante à observer dans le contexte de la transformation numérique du commerce de proximité. Site officiel de Chari

5. BasiGo – Kenya et Rwanda

BasiGo s’attaque à l’un des défis les plus visibles des métropoles africaines : la pollution produite par les transports collectifs fonctionnant au diesel. L’entreprise propose des autobus électriques, une infrastructure de recharge et un système de financement reposant sur l’usage.

BasiGo annonce 114 autobus en circulation, plus de sept millions de kilomètres électriques parcourus et près de dix millions de passagers transportés. Son modèle pourrait contribuer à rendre la mobilité électrique plus accessible aux opérateurs africains. Site officiel de BasiGo

Des innovations ancrées dans les réalités africaines

Ces cinq entreprises évoluent dans des secteurs différents, mais partagent une même ambition : résoudre des problèmes quotidiens à partir de solutions adaptées aux réalités locales.

Leur progression montre aussi que l’innovation africaine entre dans une nouvelle phase. Au-delà de la levée de fonds, la réussite se mesurera désormais à la solidité des modèles économiques, à leur impact social et à leur capacité à franchir les frontières nationales.